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Dernière mise à jour : le 25/09/2020 à 18:34

Observatoire permanent des catastrophes naturelles et des risques naturels

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Le jeudi 20 juin 2013, au plus fort de la vague d'orage qui a touché la France,  pas moins de 256.000 éclairs comptabilisés en France par METEORAGE. Il s'agit de la septième journée la plus active en termes d'activité électrique depuis 1997.

Mais attetntion, ces 256.000 éclairs englobent l'activité électrique, éclairs intra-nuageux + impacts de foudre frappant le sol ; en effet, depuis le 28 mai dernier, METEORAGE associe ces deux types d'activité électrique (impacts de foudre touchant le sol + éclairs intra-nuageux). Jusqu'alors, seuls les impacts de foudre frappant le sol étaient comptabilisés dans les mesures. Y sont donc désormais inclus les éclairs intra-nuageux (qui ne touchent pas le sol).

Cette nouvelle méthode de calcul explique pourquoi le 20 juin dernier, l'activité électrique semble plus intense que d'habitude lors d'épisodes orageux similaires. D'ailleurs, depuis début juin, ce sont 430.000 éclairs (impacts de foudre et éclairs intra-nuageux) qui ont été recensés. Depuis le début de l'année, ce chiffre atteint 630.000 !

Si on regarde de près les données des années précédentes, on constate que jamais un tel niveau n'avait été atteint puisque jusqu'alors seuls les impacts de foudre frappant le sol étaient comptabilisés. Ainsi, l'année la plus orageuse en France est celle de 2006 où 640.000 impacts avaient frappé la terre, les années 1999 et 2004 se classant en troisième et quatrième position respectivement. Mais alors que l'été débute à peine, 2013 se hisse déjà au deuxième rang des années plus orageuses 

On constate donc que la prise en compte de l'activité électrique intra-nuageuse en plus des impacts de foudre décuple le "potentiel électrique" des orages en terme de "classement".

Un impact de foudre est un éclair qui frappe le sol (de façon plus précise, la décharge électrique part du sol et relie le nuage en une fraction de seconde indétectable à l'oeil nu). Mais un éclair peut très bien ne pas frapper le sol : on dit dans ce cas qu'il s'agit d'un "éclair intra-nuageux" car il se déclenche entre plusieurs parties du nuage d'orage en fonction de la charge électrique de celui-ci. Or les "éclairs intranuageux" sont beaucoup plus nombreux que les impacts de foudre pendant les orages. Dans tous les cas, la dilatation de l'air sous l'effet de l'intense chaleur provoquée par l'éclair produit une déflagration : le coup de tonnerre. Plus l'étincelle électrique est proche, plus le tonnerre sera violent. Dans le cas d'un coup de foudre, le bruit explosif est particulièrement violent.

 

Source : La Chaine Météo

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